1. Retenir l'indicateur qui arrange. Exemple : en mai 2008, la mesure sur les heures supplémentaires était présentées dans Le Figaro comme un succès par l'explosion des entreprises qui en faisant usage... alors que le nombre d'heures supp déclarées stagnait.
2. Utiliser un indicateur «écran», dont le calcul masque l'évolution profonde d'un secteur. Thierry Breton renonça à publier des indicateurs de prix différenciés face aux critiques des syndicats, préférant la bonne grosse moyenne de l'indice de prix, lissant les plus scandaleuses envolées.
3. Changer la façon de compter sans renommer l'indicateur, comme le taux de chômage, par exemple, dont le calcul ne cesse d'évoluer, sans qu'il n'en soit rien dit.
4. Faire dire à un chiffre ce qu'il ne dit pas. Les chiffres de la délinquance baignent, à ce titre, dans un flou statistique permettant toutes les divagations de Michèle Alliot-Marie sur les plateaux télévisés.
On vous l'expliquera mieux dans ce livre :
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